Laurent le magnifique

Laurent le magnifique est né à Florence le 1 janvier 1449, petit fils de Côme l’ancien,  fils de Pierre des Medicis, il sera destiné à prendre la place de son père dans la succession de la famille la plus puissante de Florence. Il épouse Clarice Orsini le 4 juin 1469, une noble romaine, avec qui il aura  7 enfants, dont notamment Jean qui deviendra par la suite le pape Leon X.

Sa carrière politique commence très jeune, à 5 ans il est présenté au duc Jean d’Anjoux comme l’héritier de la famille et à 10 ans il accueille et participe activement aux fêtes données en honneur de Galeazzo Maria Sforza, venu à Florence. Un an plus tard, il représente son père à Rome auprès du pape Paul II et à Naples auprès de Ferdinand I d’Aragon. Il réussira a créer des rapports fructueux avec les deux régnants et aura même sera appelé plus tard « l’aiguille de la balance de la politique italienne » par Francesco Guicciardini pour ses talents de diplomate et pour avoir trouver un équilibre entre les forces politiques italiennes, notamment entre Milan et Naples. A 20 ans, lors du décès de son père, les grandes puissance ont essayé de le mettre au pouvoir pour tirer les ficelles dans l’ombre mais c’était sans compter la volonté de Laurent de reigner sur la ville. Il succède donc à son père dans la Seigneurie et suivra les traces de son grand-père en n’ayant pas de charges directe mais  plutôt en contrôlant toutes les magistratures et les différents rôles stratégiques à travers des hommes de confiance. Il se comporte de façon tyrannique et violente pour maintenir le pouvoir sur les territoires conquis, en particulier lors des révoltes de la ville de Prato et surtout de Volterra, qui était une ville importante pour l’alun,  matériel utilisé pour fixer les couleurs des tissus.

L’aspect financier de la famille a été une faillite pour Laurent. La banque des Médicis était formé d’un ensemble de filiale, toute distinctes les unes des autres. En Italie il y avait celle de Milan, Venise, Pise, Rome et Naples. Ils avaient réussis à s’agrandir en dehors des territoires italiens et à developer des filiales à Avignon, Lyon, Genève, Bruges et Londre. Selon Macchiavelli, la faillite de la famille Médicis était du à une mauvaise gestion des directeurs étrangers. Laurent à eu un conseiller important, qui aidait déjà son père et grand pere, qui est Francesco di Tommaso Sassetti. Il grandit peu a peu dans les différentes filiales, d’abord à Avignon puis à Genève, et s’appuyant sur son talent, il délaisse peu à peu les finances pour se concentrer come Laurent au monde des lettres. Avec Côme l’ancien, les filiales étrangères étaient suivies de près, et si il y avait des problèmes il agissait tout de suite, mais avec Sassetti les directeurs étrangers étaient plus libre et les erreurs se sont multipliés de plus en plus. Sassetti demande à Laurent et son frère Julien de donner plus de pouvoir à Folco Portinari, mais ce dernier va prêter une grosse somme d’argent à Charles le téméraire et fera perdre énormément d’argent aux Médicis.  Après cela arrivera le déclin, d’abord avec la filiale de Lyon, où Sassetti, déjà très vieux tente personnellement de palier à la fraude de Lionetto de rosso en vain. Et ensuite ave la filiale de Londres. Sous Côme l’ancien il était interdit de prêter de l’argent à ceux qui gouvernait, mais Laurent décidera le contraire à Londres, car il se rendait compte que c’était le seul moyen de pouvoir par la suite négocier des accords commerciaux notamment pour le commerce de laine. La filiale de Londres sera liquidé en 1478 avec un déficit de 50.000 florins. Dans la même année sera fermé également la filiale de Bruges et Milan et la situation financière des Médicis était pire que celle qu’il avait après la conjure des Pazzi en 1478. A cause des pertes subis les Médicis on été obligés de vendre des propriétés. La situation économique après la mort de Laurent était vraiment désastreuse.

Laurent le magnifique à été par contre un très grand mécène pour Florence, non seulement comme client mais également comme un moteur et promoteur des arts dans le cadre du politique qui visaient à faire devenir encore plus grande la famille Médicis. Il utilise l’art comme instrument politique: il envoie les artistes comme « don » diplomatique  pour diffuser la culture florentine dans le reste de l’Italie. Laurent était notamment lié d’amitié avec Michelangelo et Botticelli et à été un des grands protagoniste de la culture florentine du XVe siècle grâce à son activité d’écrivain. Ses oeuvres les plus importante ont été Corinto, qui était un poème bucolique écrit à l’âge de 15 ans, et surtout les Canti Carnevaleschi (chants de carnaval). C’était un genre musical très en vogue au XVe siècle. Apres la mort de Lorenzo en 1492, i canti carnevaleschi ont été remplacé par des processions et des glorifications religieuses mais après la mort de Savonarola en 1498, ils sont revenus à la mode. A l’époque ces chants étaient comme des chansons en rimes avec un refrain divertissant. Ils étaient chantés par des personnes masqués pendant le carnaval, qui défilaient dans les rues de la ville. Le chant le plus connu est Baccus et Arianne, où l’on retrouve l’esprit de l’époque de Laurent. On lui doit également la creation du jardin de Saint Marc, lieu qui appartenait aux Medicis et qui permettait aux artistes de se former et de pouvoir apprendre des grands maitres de l’époque. C’était le lieu préféré de Michelangelo.

Un événement marquant dans la vie de Laurent à était très certainement la conjure des Pazzi. Cet attentat, organisé le dimanche 26 avril 1478 dans la cathédrale de Sainte Marie des Fleurs avait pour but de supprimer les Médicis à Florence. Toutes les grandes familles florentines étaient de mèche, mais également  des puissances externes comme l’archevêque de Pise, le roi de Naples et le Duc d’Urbin mais surtout le Pape Sisto IV, qui avait des vus sur Florence et voulait placer son neveu Girolamo Riario à la tête de Florence. Le pape avait déjà montré son hostilité envers les Médicis, surtout au niveau commerciale. Les historiens pensent que l’événement qui à déclenché cette conjure est lié à l’hérédité de Beatrice Borromeo; femme de Giovanni de Pazzi. Selon la loi (qui était rétroactive) les femmes n’avait pas le droit de toucher l’héritage et en l’absence de frère, cette hérédité passait directement aux cousins de la defunte. Cela permit à Laurent d’empêcher aux Pazzi d’accroitre leur capital, mais cela signera l’arrêt de mort de son frère.  Dans cette conjure a été assassiné Julien des Médicis, frère de Laurent, qui lui a réussi à se cacher dans la sacristie pour éviter la mort. Après ce coup d’état les Pazzi sont allés Place de la Seigneurie pour prendre le pouvoir, mais c’était sans compter l’avis des florentins, qui étaient eux pour les Médicis et contre ce coup d’état. Même si les Pazzi avait commencer avec des actions bénéfique pour le peuple, environ un moi avant la conjure, cela ne suffira pas pour avoir le consentement de la population. Une fois le calme revenu, Laurent est retourné gouverner la ville et sa vengeance à été terrible, il alla même jusqu’à Constantinople pour traquer les assassins. Grâce à ce coup d’état manqué, le pouvoir des Médicis devint encore plus important.

Laurent meurt le 8 avril 1493 dans sa villa de Careggi, à son chevet se trouvent Agnolo Poliziano et Pico de la Mirandole, deux grands amis et érudits de l’époque. Les derniers jours précédents sa mort il reçoit la visite de Jérôme Savoranole, frère dominicain qui à eu une grande influence à Florence et qui, ironie de la sort, sera celui qui chassera les Médicis de Florence après la mort de Laurent le Magnifique.

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